Guide pour s’habiller responsable en 6 étapes

Hello tout le monde !

Aujourd’hui, j’ai voulu vous donner des pistes concrètes pour s’habiller d’une manière responsable. Pour cela, je vais m’inspirer de la Pyramide des besoins de Sarah Lazarovic, une designer canadienne qui a étudié l’économie comportementale et le développement durable. Vous vous souvenez de la fameuse Pyramide de Maslow ? Besoins physiologiques, besoins de sécurité, besoins d’appartenance et d’amour, besoins d’estime, besoin d’accomplissement de soi… toussa quoi. Non, toujours rien ? Je vous invite alors d’aller jeter un coup d’oeil ici. Alors que les marketeurs utilisent cette pyramide pour nous vendre tout plein de produits, dont on n’en a pas vraiment besoin, Sarah Lazarovic a décidé de créer sa propre version de celle-ci. Dans sa pyramide de consommation, « acheter » est la dernière étape pour répondre à nos besoins.

 

1. Réutiliser

Avant d’acheter ou de se procurer un vêtement d’une manière ou d’une autre, il vaut mieux vérifier s’il ne traîne pas oublié au fond de la commode ou si un vêtement semblable pourrait servir de la même manière. Oui, cela paraît tellement évident, mais il faut avouer que dans notre société de consommation où l’on est bombardés par des pubs à gauche et à droite, on est tous tentés d’acheter, alors qu’en soi on possède déjà ce dont on a besoin. Ce n’est pas pour rien que c’est aussi une des règles du zéro déchet, car en réutilisant on évite de générer des déchets inutiles. Usez jusqu’au bout, réparez s’il le faut et réutilisez, encore et encore. Même si c’est un t-shirt H&M et que vous êtes bien dedans, portez-le ! Inutile de vouloir directement changer sa garde-robe et vider son compte en banque sur des sites des marques éthiques.

〉Tip : un vêtement ou objet cassé, direction Repair Café ! Le réseau des Repair Cafés en Belgique ici.

2. Emprunter

Emprunter auprès de sa famille, ses amis, sur Facebook… Avec les réseaux sociaux, on peut facilement trouver ce dont on a besoin.

Dans cette étape, j’ai également envie de faire un parallèle avec la location. Aujourd’hui, il existe plein de possibilités pour louer un vêtement et pas uniquement un déguisement ou un costume 🙂 !

Coucou – location de robes, vestes et accessoires pour toutes occasions (à Bruxelles)
Tale Me – l
ocation de vêtements pour bébés et mamans (à Bruxelles, Paris et également en ligne)
Hylla Penderie Partagée –  dressing partagé pour femmes (en France uniquement)

3. Échanger

Dans certaines villes, on peut trouver des vide-dressing spécialement dédiés aux trocs de vêtements. Le principe : chacun se ramène avec des fringues qu’il ne veut plus porter. Le but est d’échanger son vêtement contre celui de quelqu’un d’autre. Je n’ai pas trouvé d’événements comme ça à Bruxelles, mais peut-être que ça existe dans votre ville, renseignez-vous ! Et pourquoi ne pas organiser une soirée troc entre copines ? 🙂

Tip : Plusieurs marchés gratuits sont organisés à Bruxelles – les marchés Gratiferia, comme celui-ci qui a eu lieu à Flagey ou encore celui à venir dans le centre. Vous venez avec ce dont vous n’avez pas besoin (vêtements, objets divers, etc.) et vous repartez avec quelque chose. On peut donc facilement y trouver des vêtements.

4. Acheter en seconde main

La meilleure manière d’acheter responsable est bien sûr d’acheter en deuxième main. Chaque ville regorge de magasins vintage ou seconde main. Je vous ai déjà parlé ici. On peut y dénicher beaucoup de trésors et parfois même directement trouver le vêtement recherché. La dernière fois qu’on a été faire un tour dans les magasins vintage à Bruxelles, mon copain a eu la chance de tomber directement sur une veste qu’il cherchait, après à peine 5 minutes dans le magasin 😀 . Mais la seconde main pour les fringues ne se limite pas uniquement aux magasins. Il existe même des sites en ligne spécialisés dans les vêtements de deuxième main, ainsi que de nombreuses pages Facebook dédiées aux vide-dressing.

Une carte interactive avec des magasins vintage et de seconde main en Belgique
Vide-Dressing – le plus grand vide-dressing en ligne pour hommes, femmes et enfants
Stay-Clothes – vide dressing en ligne pour femmes consacré surtout à des marques de luxe
ClosetCleaning – vide-dressing en ligne pour femmes  (en néerlandais)
Kramik Boutik – web-boutique vintage pour hommes et femmes
Un deux trois marques – vêtements de seconde main pour enfants

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5. Créer

Pourquoi ne pas prendre des cours de couture pour réaliser ses propres vêtements ? 🙂 J’avoue que cette étape est pour les plus courageux/ses. Perso, je ne suis pas certaine d’avoir la patience qu’il faut pour les faire moi-même haha. Mais ça doit être tellement génial de pouvoir dire : « Eh, t’as vu cette jupe ? C’est moi qui l’ai fabriquée ».

6. Acheter éthique

Si l’on n’a pas trouvé son bonheur au cours des étapes précédentes, alors on peut se tourner vers les marques de la mode éthique. Mais même ici, il faut savoir acheter intelligemment. Ce n’est pas parce que les vêtements ont été fabriqués avec des matières naturelles et dans des conditions éthiques du travail qu’on peut se permettre de faire des achats irréfléchis. À partir du moment qu’on achète neuf, on achète un futur déchet. Dans combien de temps il le sera, c’est une autre question. Bien sûr, c’est la même chose lorsqu’on achète en seconde main. Sauf que là, le vêtement a déjà été fabriqué et utilisé, tandis qu’en achetant un vêtement neuf on maintient la demande et l’on contribue à la fabrication des vêtements futurs qui nécessitent une grande quantité de ressources.

téléchargement

© Worn values

Sur son blog Worn values, Louisa a créé un petit mémo pour acheter moins, mais mieux. Avant d’acheter un vêtement, elle conseille de toujours se poser la question : « Est-ce que je vais le porter au moins 30 fois ? » Si la réponse est NON, on passe à autre chose. Si la réponse est OUI, il faut d’abord réfléchir si le vêtement en question va combler un manque dans la garde-robe. Ensuite, il faut se demander si c’est bien le vêtement qu’on souhaite (parce qu’il est pratique, fonctionnel, intemporel, etc.) ou bien si c’est surtout le mode de vie que ce vêtement représente (je veux absolument ce sac à dos, parce que je me vois bien faire un tour du monde avec… telle une aventurière à l’Indiana Jones… alors qu’en réalité, c’est juste un sac à dos et qu’on peut très bien s’en passer). Le plus important est de comprendre dans quel but on souhaite acheter un vêtement. Si c’est pour répondre à un besoin émotionnel, il faut se rappeler qu’il existe mainte d’autres choses dans la vie qui peuvent nous rendre heureux.

Dans un monde idéal, il faudrait toujours consommer en respectant ces 6 étapes dans cet ordre précis. Mais bien sûr, à l’époque où tout doit aller vite et qu’on n’a pas le temps de faire un tour dans tous les magasins de seconde main pour trouver LA robe qu’il nous faut, encore moins pour en créer une soi-même, c’est difficilement réalisable. C’est clairement beaucoup plus facile et plus rapide de faire une recherche sur le web et en quelques clicks commander ce dont on a besoin.

Mais tout le concept de la slow fashion repose justement sur l’idée de prendre son temps, faire une pause et réfléchir. Réfléchir à toutes ces étapes qui précèdent l’acte d’acheter et se poser la question : « Doit-on vraiment acheter ? » 

Honnêtement, je ne respecte pas vraiment l’ordre de ces étapes. Mais depuis que j’ai découvert cette pyramide de Sarah Lazarovic, je prends du temps à analyser chaque achat que je compte effectuer, pour être sûre qu’acheter est une nécessité. Vous l’avez donc compris, cette méthode s’applique absolument à tout et non seulement aux vêtements. J’espère qu’elle vous sera utile ! 🙂

Pour aller plus loin :

La mode autrement – une plateforme née en Belgique qui vise à regrouper un maximum d’informations sur les solutions aux problèmes d’éthique dans la mode.
Close the loop – un guide pour la transition vers la mode circulaire

4 réponses à “Guide pour s’habiller responsable en 6 étapes

  1. Ca m’est venu un peu comme ça de limiter mes achats. Surtout quand je vois les tonnes de déchets, certaines conditions de travail et les choses qu’ils vendent alors qu’on peut très bien s’en passer et les créer nous même (exemple: des carrés de tissus pour le nettoyage… Autant récupérer justement des vieux T-shirt abîmés et que l’on n’aime plus, découper dedans et s’en servir comme chiffon). C’est fou tout ce qui existe et tout ce que les gens achètent. Je remercie mes parents de m’avoir fait réfléchir à tout ça dès qu’ils pouvaient. Même si j’avais énormément de vêtements que j’achetais sur des coups de tête, je suis maintenant plus responsables grâce à ce que mes parents m’ont dit à plusieurs reprises.

    Aimé par 1 personne

    • Merci pour ton commentaire ! Je suis tout à fait d’accord avec toi, on nous vend tellement de choses inutiles, on nous pousse en fait à la limite d’avoir besoin de ces choses inutiles… Heureusement que tes parents t’ont sensibilisée à la consommation responsable. Je trouve que ça devrait faire partie de l’éducation et même de l’enseignement. On devrait nous apprendre dès le plus jeune âge les défis qu’on rencontre dans le monde actuel et comment y remédier. Mais bon, on ne serait pas alors de bons petits consommateurs…

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  2. Moi je suis fan la garde-robe capsule: quelques vêtements en harmonie entre.
    Et je presque respecte ton article 😀.
    Un no.6 serait ici: transformer les vêtements: un ciseaux et un écharpe peuvent donner une autre image. Je suis douée au ça, aussi douée aux échecs 😀

    Aimé par 1 personne

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